Les termites à Paris et en Ile de France - Jurisprudence -
Jurisprudence termites
Depuis 1954, la Cour de Cassation considère que la présence de termites dans un immeuble
vendu, lorsqu’elle n’a pas été révélée à l’acquéreur,
constitue un vice caché justifiant
la résolution de la vente ou la diminution du prix de vente, sauf clause exclusive de
garantie de vice caché toujours valable lorsque le vendeur ignore le vice et qu’il n’est
pas un professionnel.
L'importance de faire intervenir des experts qualifiés
Vérification par le notaire du certificat attestant de l’absence d’insectes xylophages
"Un arrêté municipal imposait que tout acte portant transaction immobilière devait être
accompagné d’une attestation de moins d’un an décrivant de façon sommaire l’état sanitaire
et parasitaire de l’immeuble, attestation émanant d’un professionnel qualifié.
Le contrat de vente mentionnait une expertise attestant l’absence de traces d’insectes
xylophages alors que l’immeuble en copropriété dont dépendaient les lots vendus était
infesté de termites. L’extrait d’inscription au registre du commerce et des sociétés de
la société auteur de l’expertise révélait bien que la société exerçait l’activité
d’expertise et de détection des parasites et des insectes des bois, mais le gérant ne
correspondait pas à l’identité du signataire de l’expertise.
Le notaire aurait dû vérifier que l’était parasitaire, au sens de l’arrêté municipal,
était joint au dossier de la vente et que cet état émanait bien d’un professionnel qualifié.
Sa responsabilité a été retenue au même titre que celle du vendeur et que celle de l’auteur
du document incriminé. "
- Cour d’appel de Toulouse, 3 juillet 2000
|
|